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vendredi 28 mars 2008

Un temps pour tout

Ce que je trouve particulièrement difficile dans mon nouveau métier (outre le calcul des cotisations sociales qui est un vrai casse-tête...), c'est d'arriver à séparer le boulot du reste.

J'ai souvent entendu qu'il est primordial pour un travailleur indépendant travaillant à son domicile d'arriver à cloisonner son job et sa vie personnelle.
Je ne sais pas si c'est primordial, mais je peux peux vous dire que ce n'est vraiment pas évident !

Pourquoi serait-ce si important ? Voilà à mon avis les 3 écueils principaux si on mélange tout (boulot et vie privée) :

  1. On risque de trop travailler : ordinateur et téléphone portable en permanence à portée de main, on peut finir par travailler 24 heures sur 24 sans aucune pause ou distraction
  2. On risque de mal travailler : toujours distrait par les tâches ménagères en tâches de fond, le vacarme des enfants en bruit de fond, on risque de travailler en pointillés sans être jamais totalement concentré
  3. On risque de frustrer ses proches (mari et enfants) en n'étant jamais disponible à 100% pour s'occuper d'eux
Alors oui, j'admets qu'il est sain de réserver des temps de travail pur, et des temps de détente et de vie personnelle.
Mais franchement j'ai du mal à m'y tenir.

Voilà par exemple quelques-unes des mauvaises habitudes qu'il faut que je perde à l'avenir :
  • Occuper mes pauses au chargement du lave-vaisselle ou de la machine à laver... car en fait, je ne fais jamais de vraie break pendant la journée (pas de collègue à rencontrer au coin de la machine à café)
  • Manger une soupe devant mon ordinateur (ou pire, en téléphonant !) car je ne mange pas vraiment et j'en mets partout sur mon bureau
  • Répondre à un appel professionnel quand mes enfants sont à proximité car ils choisissent toujours ce moment pour se battre ou subitement mourir de faim
  • Checker mes mails pro toutes les 5 minutes y compris le week-end et le soir pour constater que non, mon client n'a toujours pas répondu... bizarre, un samedi soir à 23h00 !
C'est l'effet pervers de la flexibilité... Certes je m'organise comme je veux, mais j'ai un peu tendance à entremêler le boulot et le reste de ma vie.

C'est grave docteur ? Pour l'instant je n'en ai pas l'impression car je trouve que ça s'équilibre assez bien mais il faudra voir sur le long terme comment ce type d'organisation résiste aux charrettes de boulot, aux crises des enfants qui me reprocheront de toujours travailler, aux clients qui m'entendront hurler sur mon fils en train de frapper sa sœur etc...
Je vous raconterai !

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mercredi 26 mars 2008

Quelques mots d'organisation

Vous vous demandez peut-être, et certains de mes clients me le demandent parfois, comment j'arrive à organiser mon activité professionnelle avec 2 enfants en bas âge...

Pour être franche, je cours tout le temps. D'un rendez-vous chez un client, à la crèche en passant par la sortie de l'école, c'est le rush permanent.

Mais j'ai opté pour ce métier pour la flexibilité qu'il offre et pour l'instant je ne suis pas déçue.

Alors concrètement, voilà comment ça se passe :

  • Ma fille est inscrite à la crèche à temps plein, même si elle n'y va le mercredi que lorsque j'en ai besoin
  • Mon fils va à l'école, et peut rester tous les soirs au goûter, ou aller au centre de loisirs le mercredi en cas de besoin
  • Pendant les vacances scolaires, les grand-parents sont largement mis à contribution ! Et je ménage du temps libre durant ces périodes
  • J'ai un mari super flexible et super dévoué qui me dépanne quand je galère avec un enfant malade ou que j'ai un rendez-vous tôt le matin qui m'empêche de déposer moi-même les bambins à la crèche et à l'école
  • J'ai une baby-sitter qui peut dépanner (mais pas assez souvent, il faut que j'en trouve une autre ou que j'en ai plusieurs)
Donc en fait, je fais garder mes enfants quasiment tous les jours mais je travaille des journées courtes pour pouvoir m'occuper d'eux le soir. Dans la mesure du possible, je leur réserve mes mercredis (même si en pratique, je ne refuse pas un rendez-vous chez un client le mercredi, je les fais plutôt garder quelques heures). Evidemment, je ne me charge pas à temps plein mais j'apporte à mes clients la flexibilité d'organisation dont je profite moi-même à titre personnel.
En contrepartie, il m'arrive de travailler le soir ou le week-end pour boucler un livrable, bosser sur une propale ou faire mes factures. Mais ça ne me dérange pas tant que mon job est intéressant et qu'il me laisse la liberté de profiter un peu de ma progéniture.

Moyennant pas mal d'organisation, un contrôle fréquent de l'heure et une course permanente contre la montre, je m'en sors donc plutôt bien et je suis ravie de la liberté dont je dispose.

Attention, je ne prétends pas que tout ça se passe dans le calme et la décontraction. Je cours tout le temps, donc tout est minuté, donc je suis souvent speed, stressée etc... Louis peut témoigner que les 15 minutes qui précèdent le départ à l'école et à la crèche le matin ne sont pas des plus détendues à la maison, même si je progresse en efficacité et en zénitude matinale. Mais j'ai toujours été comme ça, à mon compte ou pas, avec ou sans enfant, je suis sous pression car je me mets sans cesse la pression.

Voyons le bon côté des choses : c'est probablement cette capacité à vivre sous pression permanente qui me permet actuellement de tout gérer et d'organiser notre vie et mon boulot sans que tout ne parte en vrille.
Je ne dirais pas encore que c'est une mécanique bien rodée mais c'est déjà une mécanique qui fonctionne, malgré quelques grincements et soubresauts intempestifs.

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jeudi 1 novembre 2007

Dur dur de changer de métier

C'est sûr, ma recherche d'emploi serait plus simple si j'avais envie de retourner faire le même métier en changeant juste de boîte... Je n'aurais plus qu'à convaincre les recruteurs qu'un break de 3 ans, ça n'est pas un trou noir dans une carrière, et que temps partiel peut rimer avec motivation et implication professionnelle.

Le fait de vouloir en profiter pour réorienter ma carrière corse un peu le problème.
J'imagine que pour un employeur, embaucher quelqu'un qui s'est arrêté de travailler pendant 3 ans, c'est déjà prendre un petit risque. Un risque mesuré, certes, car mon CV et les entretiens sont là, je l'espère, pour prouver que je suis opérationnelle. Mais ça consiste quand même à faire un pari : le pari que suis toujours au top, ou que je reviendrai très vite au top.

Alors une entreprise est-elle prête à prendre en plus le risque de m'embaucher pour faire autre chose que le métier que je maîtrise ?

Vous ne savez sans doute pas que j'ai déjà fait un virage à 180° dans ma carrière. C'était il y a 8 ans (déjà !).
En sortant de Centrale en 1997, j'ai travaillé dans l'industrie, en tant que Responsable Méthodes Process d'une usine d'étirage de tubes en acier. Autrement dit, mon quotidien consistait à enfiler mes chaussures et mon casque de sécurité et à arpenter l'usine, au milieu des ouvriers, pour améliorer les process de fabrication, optimiser les gammes de fabrication, animer des groupes de travail sur la qualité totale etc... Bref, un vrai métier d'ingénieur dans l'industrie.
Au bout de 2 ans, pour des raisons diverses (à la fois professionnelles et personnelles), j'ai décidé de quitter l'industrie pour me lancer dans l'informatique. Souvenez-vous, on était en 1999, en pleine époque de la bulle internet, alors quoi de plus sexy que de rejoindre une web agency pour se mettre à l'informatique dans un milieu fun, innovant et en pleine explosion ? C'est ce que j'ai fait. C'était une vraie remise en question de passer des tubes en acier au milieu délirant du web.
J'ai troqué mes pompes de sécurité et mon casque contre un ordinateur, quelques cours de développement dans les langages de l'époque, beaucoup d'apprentissage sur le tas et à la clé, une réorientation professionnelle réussie.

J'ai déjà pris le risque de changer de métier une fois, je me sens prête à recommencer. Ca ne me fait pas peur et j'ai confiance dans ma capacité à m'adapter. Mais les recruteurs sont-ils prêts à me suivre ? Naturellement, ils me proposent des postes identiques ou similaires à ceux que j'ai occupés auparavant.
Or j'ai envie de m'éloigner des problématiques techniques, pour me concentrer sur le fonctionnel, l'organisationnel, la gestion et les aspects humains.
On dit toujours qu'il ne faut pas tout changer en même temps : secteur, entreprise, métier. Il est préférable de faire varier un seul paramètre à la fois. Dans mon cas, je pense devoir me concentrer sur des secteurs que je connais : industrie, SSII, medias, internet. Ce serait assez utopique de me lancer dans un secteur auquel je ne connais rien.
En revanche, mettre à profit ma connaissance d'un secteur et mes compétences métier, dans le cadre de nouvelles attributions, ça ne me parait pas délirant, et surtout, je trouve ça exaltant !

Plus j'avance dans ma recherche du job idéal, et plus je réalise que ce souhait de réorientation professionnelle est beaucoup plus déterminant dans les process de recrutement que le break de 3 ans. C'est plutôt rassurant !

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samedi 27 octobre 2007

Petite anecdote sur le temps partiel

J'ai postulé (candidature spontanée, en utilisant mon réseau) dans une grosse boîte industrielle française. Le genre de grosse entreprise aux process un peu lourds et à forte tradition sociale en faveur des salariés.

En tout, j'ai passé 5 entretiens, dont l'un dans un cabinet de recrutement mandaté par la boîte (pour des tests psychotechniques et tests de personnalité).

J'ai abordé le sujet du temps partiel dès le 2ème entretien : on m'a répondu que le 4/5 (les 32 heures) existait traditionnellement dans l'entreprise mais qu'évidemment, ça pouvait influencer le type de poste que l'on me proposerait. Pas d'opposition au 4/5 donc, tout à fait envisageable dans mon cas.
Lors de chacun des 3 entretiens suivants, c'est moi qui ai appris à mon interlocuteur que je souhaitais un 4/5 : aucune des personnes que j'avais rencontrées n'avait fait passer cette information à l'interlocuteur suivant dans le process de recrutement.

C'est quand même marrant, non ? A chaque fois on m'a redit que ça ne posait pas de problème, et pourtant, à chaque entretien suivant, je découvrais que l'information s'était malencontreusement "perdue". Tabou, acte manqué ou réel blocage ? Ou simple espoir que je laisserais tomber cette idée ?

Lorsqu'on m'a présenté le poste en détail durant le dernier entretien, on m'a donc décrit une mission à temps plein. En fin d'entretien, j'ai précisé que je souhaitais un 4/5. Mon interlocuteur, bien sûr un peu surpris de l'apprendre en live, m'a affirmé que c'était possible mais que ça nécessiterait évidemment une bonne organisation de ma part. Et une plus plus forte disponibilité durant la semaine...
On comprend bien ce que l'employeur avait en tête : "OK, on vous laisse ne pas venir travailler le mercredi (cool, on va vous payer 20% de moins) mais puisqu'on ne change rien au périmètre de la mission, vous allez ramer pour faire votre boulot et vous devrez compenser votre absence les autres jours".
Donc en théorie, dans cette grosse boîte, on admet très bien le temps partiel, y compris pour les cadres, sauf qu'en pratique :

  1. c'est une info qui, comme par hasard, se perd facilement dans le process de recrutement
  2. les postes à 4/5 ne sont autres que des postes à temps plein payés à 4/5
La conclusion de ce processus va strictement dans le même sens.
J'ai reçu une lettre d'intention d'embauche par mail : celle-ci précise que l'entreprise propose de m'embaucher, avec la description du poste, et le salaire proposé, pour un temps plein.
Il n'est fait aucune mention du temps partiel dans la lettre d'intention. En entretien, nous étions d'accord sur le temps partiel, mais à la lecture de cette lettre, ça ne se voit pas...
Je suppose que si je répondais OK mais pour un 4/5, le contrat de travail serait établi en conséquence, mais c'est tout de même un bon indicateur de leur état d'esprit, non ?

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vendredi 26 octobre 2007

Checkpoint...

... ou petit bilan de la situation après 6 semaines d'investigation et de réflexions sur mon retour à la vie active.

  1. Je peux trouver un job
  2. Ce job peut être un 4/5 (j'ai 2 propositions de 4/5 en poche)
  3. Malgré ça, je n'ai pas encore trouvé la configuration de mes rêves car les 4/5 qu'on me propose sont des temps pleins dissimulés (cf mon article précédent Le temps partiel officiel)
Vous vous dites peut-être que j'abuse de snobber le temps partiel alors que ce serait évidemment une solution acceptable pour profiter un peu de mes bambins.

Certes, mais nous fixons tous nos priorités en fonction de nos envies et de notre histoire personnelle, et j'admets volontiers que tout le monde ne comprenne pas mes choix.
J'ai des copines qui travaillent énormément, à temps plein, qui ne voient leurs enfants quasiment que le week-end et qui sont heureuses comme ça. Tant mieux !
Je sais juste que ce genre de situation ne pourrait pas me satisfaire.
J'en viens à me dire que le manque de flexibilité lié à la plupart des jobs salariés, même à 4/5, me posera des problèmes.
Un avantage dans le fait d'avoir 10 ans d'expérience, c'est qu'on connaît un peu le monde du travail et les entreprises, et qu'on se fait peut-être moins d'illusions que lorsque l'on débutait.

Alors je commence sérieusement à envisager de me mettre à mon compte. En effet, faire du consulting en indépendant m'apporterait une souplesse qui fait défaut dans les entreprises. D'un autre côté, et même si je n'ai rien à perdre en essayant, ce serait nouveau pour moi et ça m'effraie un peu.

Bref, j'ai maintenant toutes les cartes en main pour peser le pour et le contre de chacune des options : job salarié à 4/5 ou consultante indépendante.

Plus qu'à faire un petit travail d'analyse, et à en tirer les conclusions qui s'imposent...

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mardi 23 octobre 2007

Le temps partiel officiel

Là, tout de suite, ça sonne mieux... il y a officiel dedans donc ça se présente bien.
On pourrait se dire que la contractualisation du temps partiel doit permettre de freiner la course permanente contre la montre du faux temps partiel.
Mais ne nous leurrons pas : il existe un autre risque, un peu plus sournois, lié à son officialisation :

  • Votre contrat dit que vous travaillez 4 jours par semaine
  • Votre feuille de paye dit que vous êtes payée 4 jours par semaine
  • Mais votre charge de travail dit le contraire : en fait, vous avez un job à temps plein, payé à 4/5 et vous vous retrouvez à travailler en télé-travail le mercredi alors que vous devez être off, et/ou à rattraper votre retard le soir
Ce risque, bien connu, ne doit pas être sous-estimé quand vous abordez la question du temps partiel en entretien. En effet, vous postulez pour un job, qui dans la majorité des cas est un job à plein temps. Si le recruteur, parce qu'il vous veut, est prêt à lâcher un 4/5, vous pouvez légitimement vous demander s'il mettra en place les solutions pertinentes pour réellement diminuer la charge de travail : par exemple en réduisant le scope de la mission, ou en vous adjoignant un collègue qui servira de relais en votre absence etc...
A mon avis, le fond du problème, c'est que les employeurs prêts à vraiment dimensionner un job de cadre pour un 4/5 ne courent pas les rues : le recruteur a un besoin pour un temps plein, qu'il peut éventuellement essayer de faire rentrer (au chausse-pied) dans un 4/5. Mais un vrai poste dimensionné à 4/5, je ne sais pas si ça existe vraiment pour des profils comme le mien.

Dès lors, j'ai beau le tourner dans tous les sens : quand vous avez un job à responsabilités, le temps partiel est difficile à mettre en œuvre. Cela vous demande beaucoup de rigueur à titre personnel pour arriver à vous y tenir, et pas mal de coopération de la part de votre hiérarchie et de vos collègues. Ca peut vite devenir un casse-tête en matière d'organisation, voire une situation encore plus prenante qu'un temps plein car :
  • Vous bouffez sur votre temps libre, censé être disponible pour les enfants, pour absorber la surcharge de travail : frustration sur le plan personnel
  • Malgré cela, vous ne pouvez jamais faire correctement votre boulot : frustration sur le plan professionnel
Mais quelle est donc la solution ?

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dimanche 21 octobre 2007

Le temps partiel officieux

Les employeurs qui ne souhaitent pas signer pour un temps partiel arguent parfois du fait qu'avec les RTT, les congés etc..., on peut arriver en pratique à travailler 4 jours par semaine tout en étant sur la base d'un temps plein. C'est particulièrement vrai dans les entreprises où les accords sur les 35 heures ont été bien négociés, c'est-à-dire les boîtes où il y a beaucoup de RTT (dans certaines grandes entreprises, il y a autant de RTT que de congés payés).

D'un point de vue financier, la tentation peut être forte d'avoir recours à cette solution, car on est alors payée à plein salaire.
Mais le risque est également important de ne pas arriver à "respecter" un 4/5, c'est-à-dire à bloquer un jour par semaine... Et de vous dire toutes les semaines : "La semaine prochaine, c'est sûr, je prendrai mon mercredi"... Et de courir après ce fameux mercredi en permanence.

C'est donc bien tentant, mais si les RTT et les jours de congés vous permettent effectivement de passer du temps avec vos enfants, ils servent difficilement à réserver des jours fixes à votre progéniture. Les clients, les collègues et la hiérarchie risquent fort de ne pas tenir compte du fait que le mercredi, il faut éviter de compter sur vous... puisqu'officiellement, vous êtes est disponible tous les jours !
N'oublions pas que pour poser un jour de congé ou de RTT, il faut l'accord d'un supérieur hiérarchique. Et même si vous avez un accord tacite avec votre chef sur le fait que le mercredi, vous vous débrouillez pour ne pas être là, il peut l'oublier et/ou refuser à répétition d'accorder cette absence (une semaine parce qu'il y a une réunion trop importante avec un client, la suivante parce qu'il y a une deadlline critique sur un projet etc...).

En ce qui me concerne, je suis donc relativement sceptique quant à cette solution.

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jeudi 18 octobre 2007

Gagner moins pour travailler moins

Oui, je sais, ce n'est pas vraiment dans l'air du temps.

Pour être franche, c'est la 1ère fois de ma carrière que je me dis sérieusement que je suis prête à gagner moins pour travailler moins.
Jusqu'à maintenant, j'avais expérimenté :

  • le fameux "travailler plus pour gagner plus", bien sûr, j'ai déjà donné
  • mais aussi le très répandu, mais moins médiatique, "travailler plus pour gagner la même chose, voire moins"
Maintenant, je veux juste travailler moins, et je suis donc prête à gagner moins.

Mais attention, il ne s'agit pas de travailler moins juste pour moins travailler : je ne suis pas fainéante, bien au contraire, j'ai une fâcheuse tendance à toujours trop en faire. Non, cette fois, il y a une vraie motivation dans le fait de vouloir aménager mon temps de travail : je veux conserver du temps pour ma progéniture. C'est quand même assez louable comme projet, non ?

Seulement voilà... Demander un temps partiel, ça donne l'impression qu'on veut tirer au flanc.

C'est un problème délicat : comment convaincre un recruteur que l'on est motivée et prête à s'impliquer énormément dans son travail, mais qu'on souhaite le faire seulement 4 jours ou 3,5 jours par semaine ? Ce n'est pas parce que l'on souhaite consacrer du temps à ses enfants que l'on n'a pas envie de s'investir dans son boulot, ça doit être compatible.
Dans mon esprit, temps partiel et performance professionnelle ne sont pas antinomiques, pas plus que temps partiel et implication professionnelle. Mais quand j'annonce autour de moi que je veux travailler à temps partiel, on me rétorque souvent "ah ouais, tu cherches une planque". Et là, je ne parle pas des recruteurs mais bien des gens qui évoluent dans le même milieu socio-professionnel que moi. C'est loin d'être entré dans les mœurs, surtout chez les cadres.

Cette association trop systématique entre temps partiel et fainéantise est tout de même rageante. Pourquoi ne pas envisager que l'on puisse être aussi motivée, efficace et fiable en travaillant 4 jours par semaine qu'en en travaillant 5 ?

Les recruteurs à qui j'ai parlé de temps partiel me répondent tous la même chose : c'est faisable, tout est question d'organisation. Mais on sent bien qu'une petite lueur s'éteint dans leurs yeux lorsque je prononce les mots "temps partiel". Disons que si ça ne les fait pas fuir en courant, ça ne les fait pas non plus sauter de joie. Personnellement, je préfère être motivée et disponible 4 jours par semaine, plutôt que démotivée et peu disponible 5 jours par semaine.
Et il me semble que du point de vue d'un employeur, c'est aussi plus intéressant, et beaucoup plus rentable.

Par ailleurs, je pense qu'opter pour un temps partiel relève du courage plus que de la fainéantise : viser à la fois les titres d'employée du mois au boulot, et de maman modèle et d'épouse parfaite à la maison, ce n'est pas ce que j'appelle être fainéante, c'est courageux.

Un dernier point, que je ne mets pas en avant en entretien d'embauche, mais qui mérite d'être souligné car il peut compter pour certains employeurs : si je gagne moins pour travailler moins, je coûterai aussi moins cher !

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samedi 13 octobre 2007

Identifier le vrai challenge

Certes ça ne doit pas être évident de revenir dans le monde du travail après 3 ans de congé parental, mais ça n'est pas non plus le défi du siècle.

C'est d'autant plus vrai qu'une solution assez confortable s'offre à moi : retourner dans mon ancien job. Durant mon congé parental, on m'a gardé mon poste au chaud (ça c'est le principe même du congé parental) et je peux donc retourner faire ce que je faisais dans mon ancienne boîte avant d'avoir mes enfants.
Mais le hic, c'est que je n'en ai aucune envie. J'avais un poste intéressant avec de belles responsabilités, mais ce job n'est pas compatible avec mes nouvelles contraintes personnelles (à savoir passer du temps avec mes enfants). Si je retournais dans ma boîte, ce serait donc pour prendre de nouvelles fonctions. Or, mon employeur actuel n'est pas en mesure de me proposer d'autre poste qui corresponde à mes aspirations.

J'ai donc décidé de rebondir, et de chercher du travail.

Revenir après un congé parental, ce n'est pas facile mais faisable. Changer de boîte et pourquoi pas de fonction au passage, ça rajoute une touche de complexité mais ça doit être jouable.
J'ai donc eu une dernière idée pour transformer ma recherche de boulot en véritable casse-tête : j'ai décidé de chercher un travail à temps partiel. J'aimerais en effet consacrer mes mercredis à mes enfants, et pourquoi pas disposer d'une demi-journée libre supplémentaire pour vaquer à mes occupations (les plus amusantes bien sûr : les tâches administratives, les courses etc...). Et à mon avis, c'est là que ça va se corser.

Je cumule ainsi plusieurs "handicaps" du point de vue d'un employeur :

  1. Avoir fait 3 ans de break dans ma carrière
  2. Changer de société
  3. Avoir envie de changer de fonction
  4. Vouloir travailler à temps partiel

Il me semble que le plus gros challenge est bien la recherche d'un temps partiel, même si les contacts que j'ai eus jusqu'à maintenant avec des employeurs me confortent dans l'idée que c'est trouvable. Ca restreint les possibilités car certains postes ne sont pas compatibles avec un temps partiel, et ça élimine probablement des sociétés dont ce n'est absolument pas la culture d'entreprise.

Toujours est-il qu'on ne pourra pas me reprocher d'opter pour la solution de facilité, car le voilà mon vrai défi : trouver de nouvelles fonctions, à temps partiel, chez un nouvel employeur !

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