mardi 22 janvier 2008

Et pourquoi pas ?

A la question "Mais pourquoi avoir opté pour le consulting indépendant ?" (sous-entendu "alors que tu avais plusieurs propositions d'embauche de qualité"), j'ai un peu envie de répondre : "Et pourquoi pas ?".

Voilà quelques éléments qui vous permettront de comprendre les raisons de mon choix :

  1. Flexibilité : je l'ai dit et redit dans ce blog... je veux de la flexibilité, de la souplesse et pour ça, les jobs salariés, même avec le patron le plus cool du monde, ça reste difficile

  2. Autonomie : j'ai dû prendre goût à la liberté, peut-être un peu trop durant ces 3 ans de break, j'ai envie d'autonomie. J'ai appris à me gérer, à gérer mon foyer toute seule comme une grande et là maintenant, je me sens prête à m'assumer seule professionnellement, pour la 1ère fois sans le back-up rassurant d'un chef. Et même si je trouve ça un peu flippant, je n'ai plus envie d'avoir de chef ; au lieu de pester contre les mauvaises décisions de mon patron, je ne pourrai m'en prendre qu'à moi-même !

  3. Opportunité : j'avais une belle occasion de signer mon 1er contrat et du même coup de ferrer mon 1er client. Je vous ai raconté que j'ai un peu foiré le truc, mais ça m'a montré qu'il existe des jobs de consultant correspondant à mes compétences. J'ai raté le 1er, je ferai mieux pour le 2ème !

  4. Sécurité : certes le statut d'indépendant n'est pas sécurisant en soi... ce qui l'est, c'est la présence de mon mari qui assure que mon activité naissante et encore incertaine ne soit pas trop risquée pour notre foyer. Autrement dit, on a pris la décision à 2 et il me soutient dans mon projet, à tous les niveaux : moralement, financièrement, opérationnellement. Ça m'évite entre autres d'avoir une pression démesurée en matière de revenus. Sans ce confort et cette sécurité, je ne me serais jamais lancée !
Voilà en quelques points ce qui a motivé mon choix, qui je l'avoue, n'a pas été simple.

Mais le plus important, c'est que j'ai fait ma grille décisionnelle pour comparer les différentes solutions (propositions d'embauche et consulting indépendant), et malgré toutes les incertitudes qu'il implique, le consulting arrive en tête...

J'ajouterais peut-être aussi que j'ai une espèce d'intuition que c'est le moment de me lancer, que c'est ce que me conviendra le mieux dans l'immédiat.
Comme l'a souligné Frank Perrier dans un commentaire, ce choix n'est pas irréversible et je ne serai peut-être pas consultante toute ma vie... Mais là maintenant, c'est ça que j'ai envie de faire !

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mardi 15 janvier 2008

Petite leçon d'humilité...

... suite à un foirage commercial en règle !

Figurez-vous que ça fait un moment que j'essaye de ferrer mon 1er client en tant que consultante et que c'était plutôt bien parti. Quand je dis bien parti, ça veut dire que je suis sûre que j'aurais pu (ou dû) choper le job... qui par ailleurs était un job en or au regard de mes critères !

Mais j'ai dû oublier une règle d'or, qui vaut quand on cherche un boulot mais aussi quand on cherche un client : Tant que ce n'est pas signé, ce n'est pas signé !

C'est probablement pour ça que ce qui aurait dû devenir mon 1er contrat s'est transformé en 1er foirage !
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir déjà fait de l'avant-vente... Les succès rencontrés dans ma recherche d'emploi m'auraient-ils un peu tourné la tête ? Toujours est-il que le résultat est là, et que ça me servira de leçon.

Voilà les fondamentaux qui m'ont échappé dans ce cas précis :

  1. Ne pas me concentrer pas sur un seul prospect, les mettre en concurrence ! Et surtout me souvenir que si j'ai des scrupules à courir plusieurs lièvres à la fois, eux n'en ont probablement pas à consulter plusieurs prestataires
  2. Ne pas dire non à un prospect tant que je n'ai pas d'autre contrat en main
  3. Suivre les conseils d'entrepreneurs expérimentés (en l'occurrence, mon mari) plutôt que d'essayer de prouver que je sais le faire toute seule
Ce ne sont que quelques conseils basiques et il y en a bien d'autres à suivre pour devenir un bon commercial (et ce n'est pas moi qui vous les donnerai car je ne les connais pas !), mais il s'agit là d'écueils classiques que j'aurais pu éviter et qui m'ont coûté mon 1er client.

Bon, en même temps, je sais que le ratio entre le nombre de missions signées et le nombre de prospects est généralement faible, et que même si j'avais appliqué à la lettre les 10 commandements du bon commercial, ça aurait quand même pu capoter à la dernière minute.

Allez, rien de tel qu'une petite claque pour se ressaisir et rebondir de plus belle !

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dimanche 6 janvier 2008

Si j'étais présidente de Facebook

Sur une idée de Frédéric Farrugia, Louis me demande ce que je ferais si j'étais présidente de Facebook, alors je me prête au jeu :

  • J'ajouterais un champ "Nom de jeune fille" dans le profil pour que les femmes mariées soient trouvables plus facilement par leurs anciennes connaissances
  • Je donnerais la possibilité de choisir sa photo de profil parmi ses albums photos uploadés, et pas seulement depuis un album spécifique
  • J'améliorerais le moteur de recherche pour qu'une recherche sur "nom prénom" remonte aussi les résultats "prénom nom" (encore beaucoup de gens inversent prénom et nom dans leur profil et on ne les trouve pas si on les cherche sur "prénom nom")
  • Je bannirais tous les membres qui ne kickent pas au moins une fois par jour... non là, je plaisante, bien sûr ! Mais n'oubliez pas de kicker vos amis, c'est fun et bon esprit...
Je passe le relais à rMen, Leafar et Ju !

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samedi 5 janvier 2008

Je ne cherche plus du boulot... mais des missions de consulting !

Vous vous doutiez que le silence radio de ces dernières semaines indiquait un dénouement proche !

Alors voilà, je mets fin à ce suspense insoutenable : j'ai décidé de me mettre à mon compte pour réaliser des missions de consulting.

Eh oui, j'ai décliné toutes les propositions d'embauche, les 3/5, les 4/5 (oui oui, j'avais trouvé un CDI à 3/5, un job très intéressant en plus).
Finalement, quoi de mieux que d'être mon propre boss pour organiser mon temps comme je le souhaite, réaliser des missions variées et découvrir une nouvelle facette de mon métier ?

C'est une nouvelle aventure pour moi, et probablement un challenge plus important que si j'avais opté pour un job salarié. Ce n'est pas sans une certaine appréhension que je me lance là-dedans, mais c'est surtout avec beaucoup de motivation et d'excitation !

Je reviendrai en détails sur :

  • les raisons qui m'ont poussée à faire ce choix
  • le type de missions que je propose
Mais je tenais à vous faire partager cet élan d'enthousiasme et de nouveauté en ce début d'année !
J'en profite pour vous souhaiter une excellente année 2008. Que vos blogs attirent toujours plus de lecteurs, que vos start-ups décollent, que vos projets personnels et professionnels soient florissants !

Je vous dis quand même en quelques mots ce que je propose, au cas où vous auriez besoin en urgence d'une mission de consulting qui ne peut pas attendre...
    Centralienne de Paris avec 10 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de projets en contexte industriel, puis internet / medias, à la recherche de missions de consulting en direction de projets internet / web2.0 / medias / presse.

    Principaux domaines d'expertise :
    • direction de projets : planification, suivi de projets, mise en place des méthodes de reporting et d'alerte auprès de la direction générale
    • encadrement d'équipes fonctionnelles et techniques (profils variés incluant des ingénieurs, des graphistes, des éditeurs, etc...)
    • expertise fonctionnelle dans les medias : aide à la rédaction d'expression de besoins, appels d'offres, avant-vente, validation de spécifications fonctionnelles et techniques, recette (user acceptance)
    • pilotage des prestataires (techniques ou non) pour la réalisation de projets internet / medias
    • assurance qualité (QA) : mise en place des méthodes permettant d'évaluer et d'assurer la qualité des prestations (produits ou services) fournies par les prestataires externes
Si vous avez ce type de besoin, n'hésitez pas à me contacter sur contact@christinechoquel.com !

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jeudi 13 décembre 2007

Je cherche du boulot et j'aime ça

Bon allez, il faut que je l'avoue : ça me plaît de chercher du travail.
Ça mérite d'être souligné parce que c'est nouveau pour moi.

Jusqu'à maintenant, j'avais toujours trouvé cela pénible de chercher du boulot. Il faut dire que par le passé, j'avais toujours été en poste pendant ma recherche, situation qui compliquait un peu la tâche pour caser les entretiens, les coups de fil etc.
Forcément, ne travaillant pas actuellement, je n'ai pas à me cacher dans les toilettes pour répondre à l'appel d'un recruteur (ne riez pas, nous l'avons tous fait !). Je dois quand même parfois m'isoler pour éviter que mon fils ne vienne hurler aux oreilles du big boss de la boîte de mes rêves... Non sérieusement, le fait de ne pas être en poste enlève de la pression.

Ceci dit, le fait vraiment nouveau, c'est que je ne trouve plus cela désagréable de passer des entretiens alors que lorsque j'étais plus jeune, je détestais ça. J'ai muri et je suis plus déterminée ; je l'ai déjà dit, mais j'ai pris confiance en moi et ça aide à vivre agréablement un entretien d'embauche.
Youpi, je n'appréhende plus les entretiens ! Au contraire même, je trouve cela stimulant car il s'agit de donner le meilleur de moi-même pendant un laps de temps limité, c'est à chaque fois un challenge : être au top, sans oublier de récupérer toutes les infos nécessaires à l'évaluation du job, de la boîte, etc. Ça demande de la concentration, de l'énergie et de la motivation, et pour une desperate housewife qui meurt d'envie de reprendre une activité, c'est déjà presque aussi motivant que de bosser.

Il est évident que si cette recherche d'emploi me motive et m'amuse, c'est aussi parce qu'elle se passe bien. Je ne suis pas sûre que ça me plairait autant si je ne recevais aucune proposition ou si je ne décrochais pas d'entretien...

Passer des entretiens, c'est dur, c'est fatiguant. Attendre du feedback des recruteurs, c'est stressant. Devoir attendre 3 semaines avant le next step, c'est énervant. Attendre une proposition qui n'arrive pas assez vite, ça rend impatient.
Mais finalement, chercher du travail, surtout quand ça marche, c'est motivant et agréable, et j'ai l'impression que je pourrais continuer comme ça pendant longtemps. Avec pour excellent prétexte le fait que j'attends encore des propositions qui sont sur le point d'arriver...

Donc voilà, après des mois passés à me demander si j'avais envie de retravailler et à avoir peur de me lancer, eh bien je trouve ça chouette de chercher du travail. Espérons que je trouverai ça aussi chouette de travailler !
Parce qu' il va bien falloir que je me décide, et que je m'y mette vraiment... au travail !

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mardi 4 décembre 2007

Quand tu ne sais pas choisir... fais donc une grille !

Les gens qui me connaissent vous le diront, je ne suis pas très douée pour choisir entre plusieurs options qui me plaisent.
C'est ainsi que je me retrouve avec la même fringue dans toutes les couleurs dispos en magasin, ou que je rentre avec 3 jupes sous le bras quand je partais en acheter une. Mon armoire déborde parce que je n'ai pas su choisir entre gris clair et gris anthracite, ou entre beige taupe et marron glacé. C'est comme ça, je n'aime pas faire une croix sur une chose qui me plait sous prétexte qu'une autre me plait encore plus, ou autant.

Alors vous imaginez le dilemme quand il s'agit de choisir un appart... ou un boulot !

Devinez comment je m'en sors ! J'applique une méthode vieille comme le monde mais qui a fait ses preuves pour moi comme pour beaucoup d'autres : la bonne vieille grille décisionnelle.

Le principe est simple : quand on hésite entre plusieurs options, cela consiste à calculer une note pour chaque option, en se basant sur des critères pondérés.

  1. Lister tous les critères qui interviennent dans le choix : critères objectifs ou subjectifs, quantifiables ou non
  2. Affecter un poids à chaque critère, par exemple sur une échelle de 1 à 10
  3. Noter chaque option sur l'ensemble des critères, par exemple en affectant des notes de 1 à 10 pour les critères non quantifiables, ou directement des valeurs numériques pour des valeurs quantifiables (ex : surface d'un appart ou salaire d'un job)
  4. Calculer la note de chaque option en sommant les produits (poids x note) sur l'ensemble des critères
L'option gagnante est celle qui obtient la meilleure note.

Ça n'a rien de bien sorcier, et pourtant, ça permet d'objectiver l'évaluation. Ça oblige à se poser la question de l'importance de chacun des critères, et c'est ce qui est fondamental dans la prise de décision.
A chaque fois que Louis et moi avons cherché un appart, nous avons eu recours à cette méthode pour trancher entre plusieurs apparts en short-list. Certains nous regardent comme des extra-terrestres, et pourtant ça nous a permis de décider vite, sans trop de prise de tête. Et ça aide aussi à décider quand on est plusieurs à intervenir dans la décision.
Ça n'est sans doute pas très parlant pour les intuitifs qui décident sur un coup de cœur ou sur un coup de tête. Mais ça peut aider les perpétuels indécis, et même pour les affectifs/impulsifs/intuitifs, je suis convaincue que ce petit exercice ne serait pas toujours inutile.

Je pense que je ne vais pas y couper pour décider quel job je choisis. J'ai des propositions de natures très diverses, et il se trouve que j'ai énormément de critères à faire intervenir dans mon choix. Donc la grille décisionnelle s'impose, et elle ne va pas être simple à construire : beaucoup de critères et encore pas mal d'inconnues.

NB : J'en vois déjà qui se disent : "Au moins maintenant, on sait comment elle a choisi son mari !"... Que voulez-vous, il a la meilleure note à tous les critères !

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dimanche 2 décembre 2007

Gérer sa vie comme on gère des projets

Depuis que j'ai des enfants, je peste régulièrement contre le fait que tout est lent, que tout prend du temps, que la moindre activité génère des sous-activités qui prennent une éternité.
Par exemple, se préparer pour partir quelque part avec les 2 enfants prend toujours environ 2 fois plus de temps que ce que l'on avait prévu... Avec un enfant, on arrive généralement en retard d'une 1/2 heure à un rendez-vous, et avec 2 enfants, le retard est de l'ordre d'une heure voire plus. Surtout quand l'aîné décrête qu'il est assez grand pour tout faire tout seul : pour le rendre autonome on le laisse faire, mais toutes les durées sont doublées ou triplées.
Avec l'expérience, on apprend à en tenir compte dans le planning de la famille, même s'il arrive encore inévitablement qu'on se laisse surprendre.

Ça marche un peu comme quand on planifie un projet. Dans le cas d'un projet informatique, si l'on oublie les charges de test, de gestion de projet, la user acceptance, le temps dédié aux allers/retour avec le client, des sécurités pour gérer les impondérables, le planning dérive et on va dans le mur. Arriver à tenir le planning passe nécessairement par un recensement exhaustif de toutes les tâches, par une évaluation précise de leur charge, par une affectation judicieuse des ressources et par la prise en compte des facteurs de risque extérieurs.
C'est pareil avec les enfants...
Si on s'en tient à l'intuition et à l'évaluation à la louche, on se plante et on est en retard, que ce soit quand on gère un projet, ou quand on part en week-end avec ses bambins.

Eh bien, figurez-vous que ce principe se vérifie aussi dans la recherche d'emploi. Comme pour le reste, on a me semble-t-il tendance à sous-évaluer les temps de réponse, à s'engager sur des dates non réalistes, à prendre du retard.
C'est logique, chercher du boulot, c'est faire du business. Donc ça marche comme dans le business : tout va moins vite que ce que l'on avait prévu, c'est connu, voire ça fait partie du jeu. Quand on vend un projet, le processus de décision est quasiment toujours plus lent que ce que le client avait annoncé initialement. Il est fréquent qu'un client demande un démarrage du projet à une date donnée et que lorsque cette date arrive, le client n'ait même pas encore retenu le prestataire ni fait la négociation commerciale.
Même topo pour la recherche d'emploi : les recruteurs vont toujours moins vite que ce qu'ils avaient dit au départ dans leur process de recrutement. Et en parallèle, celui qui cherche du travail réagit et décide souvent moins rapidement que ce qu'il avait annoncé aux recruteurs.

Chacun prend son temps car chacun gère les imprévus, et les frottements sont nombreux à tous les niveaux.
Je suis toujours amusée de constater que même quand tout le monde est pressé, les process prennent plus de temps que prévu. Ça m'énerve d'ailleurs quotidiennement car je ne suis pas un modèle de patience, et moi, j'aime que les choses aillent vite, vite, vite (et oui, encore un clin d'oeil à La Chanson Du Dimanche).
Même quand on a tendance à gérer sa vie comme une série de projets, les choses ne se passent jamais comme on les avait imaginées et ce malgré le meilleur planning du monde !

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