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lundi 12 novembre 2007

Ce que j'attends d'un nouveau job

Pendant 3 ans, j'ai connu le bonheur de ne subir aucune contrainte. Enfin, à part les contraintes des enfants, ce qui est loin d'être négligeable... Mais quasiment aucune contrainte extérieure à mon foyer.

Et tout d'un coup, à la veille de retravailler (n'entendez pas veille dans son sens littéral), je réalise que je vais perdre cette liberté dont j'ai joui durant 3 belles années. Je ne sais pas si vous réalisez le bonheur que c'est de ne pas avoir d'employeur à prévenir quand on est en retard ou malade, ou quand on est cloué chez soi avec un enfant malade ou à cause d'une grève... C'est un luxe (qui a un prix, bien sûr) : le fait de pouvoir organiser ses journées, ses semaines, simplement en fonction de ses propres contraintes personnelles.

J'avoue que la perspective de retourner dans le carcan codifié et rigide du monde du travail n'est pas ce qui me tente le plus dans l'idée de reprendre le collier.
Heureusement, si je perds ma liberté, c'est pour retrouver des choses qui me font de plus en plus défaut dans mon quotidien. Et oui, le travail, c'est une méga-contrainte, mais en même temps, pensez à tout ce que vous perdriez si vous ne bossiez pas :

  • de bonnes raisons de vous payer des super fringues trop chères sous prétexte que vous devez être présentable pour rencontrer vos clients
  • de super discussions à la machine à café (comme par exemple le debrief complet du prime de la Nouvelle Star passé la veille sur M6)
  • la satisfaction quand vous finissez un job (document ou projet ou autre) qui vous a donné du fil à retordre, mais qui est enfin ficelé avec succès
  • l'impression, dans de rares occasions, d'être quelqu'un de bien quand votre chef ou votre client vous félicite et qu'il a l'air sincère
  • ...
Bref, je vais peut-être souffrir des contraintes de la vie active, mais je vais aussi reconquérir des territoires que j'ai désertés il y a 3 ans.
Les contacts sociaux générés par le travail sont très particuliers et je n'ai pas réussi à les retrouver ailleurs. Certainement pas au parc ou à la sortie de l'école, en tout cas en ce qui me concerne. Ni d'ailleurs sur les forums, les blogs ou les réseaux sociaux. Les relations de travail ont ceci de particulier que, bien que parfois pesantes, leur côté codifié les rend aussi rassurantes : on sait à peu près ce que l'on peut en attendre puisqu'elles s'établissent dans le contexte bien cadré du travail, dans un but précis.

Ce que j'attends d'un nouveau job tient en 3 points :
  1. Produire des choses
  2. Avoir des relations professionnelles cadrées
  3. Rendre des comptes
Finalement, ce qui va me plaire, c'est de subir de nouveau des contraintes et de ne plus être libre de faire ce je veux. Bref, ça va me faire du bien de ne plus être en roue libre.
C'est difficile à croire, mais trop de liberté et pas assez d'obligations externes ont fini par me lasser !

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mercredi 10 octobre 2007

To work or not to work... that is the question

Le congé parental, c'était super. J'ai adoré m'occuper de mes enfants !
Alors pourquoi vouloir retravailler si c'est si génial que ça ?

Eh bien, disons qu'au bout de 3 ans, j'ai maintenant plus de bonnes raisons de reprendre une activité que de mauvaises raisons de rester inactive... Donc la conclusion s'impose d'elle-même.

5 bonnes raisons de retravailler :

  1. J'en ai bien profité, donc pas de regret !
  2. J'ai envie de faire des choses pour moi
  3. Je ne suis pas femme au foyer dans l'âme et je ne me satisfais plus de mon quotidien et de l'image que je renvoie aux autres
  4. Je ne peux pas me permettre de m'arrêter trop longtemps si je ne veux pas mettre ma carrière à la poubelle (3 ans, c'est déjà long)
  5. Accessoirement, ça ne fera pas de mal à notre compte en banque

4 mauvaises raisons de ne pas retravailler :
  1. Le confort : il serait plus facile de rester dans cette situation confortable que de risquer d'en sortir pour faire autre chose
  2. La peur de me frotter au monde du travail (et si je ne savais plus travailler ?)
  3. La crainte de découvrir les conséquences que ce choix aura eu sur ma carrière
  4. Les problèmes d'organisation qui vont surgir nécessairement

Au final, je crois qu'il n'y a pas d'hésitation à avoir, disons le clairement : j'ai envie de retravailler.

On pourrait me reprocher de céder à la pression sociale : je reconnais que ça n'est pas si évident d'assumer son statut de femme au foyer. Ca m'a pesé par moments.
J'ai eu l'occasion d'entendre des réflexions cocasses, comme par exemple : "Mais c'est du gâchis de s'occuper de ses enfants quand on a un diplôme de Centrale..." ou encore "Mais l'état a investi en toi au travers de tes études, donc tu te dois de travailler pour le lui rendre". Ce genre de réflexions m'offusque.
  1. Je ne considère pas que le temps avec mes enfants soit du gâchis, bien évidemment !
  2. J'ai travaillé sans relâche, produit de la valeur et payé beaucoup d'impôts pendant 7 ans avant de m'arrêter, donc si j'avais une dette envers l'état, elle a été remboursée largement
  3. En congé parental, on ne vit pas aux crochets de la société (seulement aux crochets de son mari, mais normalement, il est d'accord !)

Ce n'est donc certainement pas l'attitude de quelques personnes bourrées de préjugées qui me motive à reprendre une activité.

Je dirais plutôt que si j'ai réussi à me mettre dans la peau d'une jeune maman qui ne travaille pas, je doute d'être capable d'y rester. J'ai assumé mon choix lorsqu'il me satisfaisait, mais je ne vais pas me forcer à rester maman à temps plein. Ca ne me définit pas pleinement. Une partie de moi est totalement investie dans mes enfants, mais une autre trépigne maintenant d'impatience de refaire surface : mon être social et professionnel qui a été mis de côté pendant plusieurs années. Je crois que pour moi, l'épanouissement ultime sera de m'occuper allègrement de ma famille (enfants et mari) tout en menant ma carrière avec enthousiasme.

L'obtention (miraculeuse) d'une place en crèche pour ma fille a donc précipité une décision que je mûrissais tranquillement sans oser me l'avouer ni passer à l'action. Une fois le problème de la garde des enfants réglé (mon fils à l'école, ma fille à la crèche), il est devenu évident que je devais reprendre le chemin du travail.

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